Les droits de succession selon le lien de parenté et le montant reçu, et ce que change le temps.
Pour un même héritage, le taux moyen dépend d'abord du lien de parenté.
Les droits de succession ne portent pas sur le patrimoine du défunt pris dans son ensemble, mais sur la part nette reçue par chaque héritier. De cette part est d'abord retranché un abattement, dont le montant dépend du lien de parenté : 100 000 € pour un enfant, 15 932 € pour un frère ou une sœur, 7 967 € pour un neveu ou une nièce, 1 594 € pour une personne sans lien de parenté. Le conjoint marié et le partenaire de Pacs sont exonérés. Quand un enfant renonce, ses propres enfants se partagent son abattement : c'est ce que reçoivent les petits-enfants.
Le reste est soumis à un barème. En ligne directe, il est progressif, de 5 % à 45 % par tranches. Entre frères et sœurs, 35 % puis 45 %. Jusqu'au quatrième degré de parenté, 55 %. Au-delà, et entre personnes sans lien de parenté, 60 %. Plus le lien est éloigné, plus la part est taxée, quel que soit le montant.
Le graphique ci-dessus applique ces règles à la part reçue par un héritier, montant par montant. La suite de cette page détaille le barème, puis mesure ce que change une génération : les tranches et les abattements ne sont plus revalorisés chaque année, si bien qu'un patrimoine qui suit seulement les prix est taxé plus lourdement. Les donations du vivant, par exemple la donation-partage transgénérationnelle, obéissent aux mêmes abattements, reconstitués tous les quinze ans.
L'abattement se retranche de la part reçue par chaque bénéficiaire ; le taux s'applique à ce qui reste. En ligne directe, le barème est progressif : chaque tranche de la part est taxée à son propre taux.
Un enfant qui reçoit 300 000 € paie ainsi sur 200 000 € : 5 % sur les premiers 8 072 €, 10 % sur la tranche suivante, et 20 % sur la plus grande partie. Les tranches à 30 %, 40 % et 45 % ne concernent que les parts supérieures à 652 324 € après abattement.
Chaque abattement se reconstitue quinze ans après une donation. Les montants ci-dessus sont ceux en vigueur en 2026 : barème à l'article 777 du code général des impôts, abattements à l'article 779, exonération du conjoint et du partenaire de Pacs à l'article 796-0 bis.
Les tranches et les abattements ne sont plus revalorisés chaque année. Exemple : 500 000 € transmis à deux enfants, un patrimoine qui suit exactement l'inflation choisie, un barème qui reste celui de 2026.
Simulation pédagogique. Les résultats sont indicatifs et sans valeur contractuelle ; ils ne constituent pas un conseil personnalisé.
« Les droits de succession ne se devinent pas, ils se calculent, bénéficiaire par bénéficiaire. Le montant compte, mais le lien de parenté et le calendrier des transmissions comptent davantage. C'est par là que commence une stratégie, avant tout choix de placement. »
Prendre 30 minutes ensemble →